VISION DE MACÉDOINE

Parvin Hatam, peintre d’origine Persan installé en France depuis plusieurs années où elle vit et travaille.

Elle présente, sur le papier, sa vision de la Macédoine, en particulier la région d’Ohrid (dont elle est citoyenne d’honneur) qui est, pour elle, la Perle Inestimable des Balkans et sa source d’inspiration.
La Macédoine, petit pays ignoré du monde, mais berceau de la civilisation où s’est entrechoquées des cultures différentes, à été mise subitement sous les projecteurs de l’actualité, pour d’autre raison.
Parvin Hatam a essayé de restituer le charme et l’esprit de ce pays où l’occident et l’orient se mêlent, dans les formes et les couleurs. Avec des bruns, des orangés, des bleus pastel qui soulignent et rehaussent le tracé délicat, elle en fait apparaître la lumière et la spiritualité.
Ici une des 300 églises qui bordent le Lac d’Ohrid dans un brouillard vaporeux qui cache la nature, comme pour en souligner la puissance, l’aspiration vers l’infini et l’aspect immatériel. A côté, un âne chargé démesurément, portant la misère du monde, comme on en voit beaucoup au bord des routes. Une femme dans un champs, peut-être un auto-portrait (?) Aussi un cheval fougueux « très persan » franchit un pont « Macédoine » sûrement à la recherche de quelque chose.
Mélange et réminiscence des éléments du passé, comme l’ombre d’un souvenir, d’un était antérieur où l’âme possédait une vue direct des idées.
Une exposition bien limitée par la place nous permet, toutefois, de pénétrer dans l’univers de ce peintre attachant et de qualité, où l’on trouve le côté poétique et le reflet de l’âme orientale, ardente et mystique.

Extrait d’article paru dans Le Dauphiné Libéré le 27 Avril 1999 – G.G.