REFLETS DE BAHA’U’LLAH

Parvin, visage rayonnant sous son petit feutre vert, nous déclare :

« Depuis que je suis allée visiter le mausolée de Baha’u’llah en Terre Sainte, j’ai reçu un tel choc d’amour spirituel que je voudrais le faire partager à toute l’humanité ».
Parvin a reçu des dons du ciel et tout particulièrement celui de pouvoir s’exprimer par la peinture. Une peinture toute en sensibilité, jubilatoire et qui serait en quelque sorte l’anamnèse des lieux de vie du prophète du Moyen-Orient. C’est ainsi qu’elle expose au centre Mendès-France, une série d’aquarelles retraçant les principales étapes du parcours de Baha’u’llah.
Première escale : le port du Saint-Jean-d’Acre. Vestiges où l’artiste laisse ouverte une porte sur le ciel, lamer, la lumière symbolisant Dieu. Barques amarrées prêtes à embarquer les fidèles du prophète.
Deuxième escale : les jardins de Ridvan. Des bancs bien rangés dans une air rectangulaire prise dans une exubérance contrôlée de végétations. Au centre, le tronc d’un arbre qui pousse en diagonale au milieu de fleurs aux teintes vives. Une trouvé de lumière.

ROSE SAFRANÉE

Autre escales : le manoir de Mazzra’ih. C’est dans la forteresse de Saint-Jean-d’Acre, de 1868 à 1870, que le prophète fut emprisonnée. Le peintre traduit l’aura du prophète par un rayonnement qui diffuse à travers les fenêtres supérieurs de la forteresse. Les disciples de Baha’u’allah pouvaient le rejoindre par la pensée et venaient au pied de la prison.
Le mausolée de Baha’u’llah à Bahji, ou Quiblih. C’est le lieu Saint le plus vénéré pour les adeptes du prophète. L’artiste donne a voir au premier plan une rose safranée qui pousse la porte, signe de son paysage intérieur illuminée par la vie de Baha’u’llah.
La maison d’adoration construit en forme de Lotus. Elle s’élève pure et immaculée au-dessous de la vase où elle plonge ses racines. Les neuf portes d’entrée symbolisent la rencontre de toutes les religions.
Parvin laisse transparaître sa sérénité joyeuse à travers toutes ses aquarelles bien construites et agréables au regard.

Extrait d’un article paru dans le journal « Roanne » le 3 Avril 1993.